Modèles · Relances
Email de relance commerciale : 10 modèles à copier
Une relance n’est pas un rappel. Chacune doit apporter quelque chose de nouveau : une preuve, un autre angle, une ressource, ou une sortie propre. Voici les modèles, de la première relance aux réponses aux objections.
Mis à jour le 2026-10-22
En bref
Un bon email de relance commerciale part dans le même fil que le premier message, quelques jours ouvrés plus tard, et apporte un élément nouveau : un cas comparable, une autre question, une ressource. Comptez deux à quatre relances au plus, tous canaux confondus, puis un dernier message qui ferme la porte poliment. Une réponse arrête tout.
Les modèles en un coup d’œil
| Modèle | Quand l’utiliser | Canal |
|---|---|---|
| 1. Relance avec une preuve | Quelques jours ouvrés après le premier email | Email, même fil |
| 2. Relance sous un autre angle | Une semaine plus tard, sans réponse | Email, même fil |
| 3. Relance avec une ressource | Si la séquence est longue et sans LinkedIn | Email, même fil |
| 4. Email de rupture | Dernier message de la séquence | Email, même fil |
| 5. Relance après rendez-vous | Le lendemain d’un premier rendez-vous | |
| 6. Relance après devis | Quelques jours après l’envoi d’une proposition | |
| 7. Devis sans nouvelles | Une à deux semaines plus tard | |
| 8. Objection « pas le moment » | Réponse du prospect | Email ou LinkedIn |
| 9. Objection « envoyez-moi une doc » | Réponse du prospect | Email ou LinkedIn |
| 10. Objection « on a déjà un prestataire » | Réponse du prospect | Email ou LinkedIn |
Combien de relances, et à quel rythme
Une séquence complète compte trois à cinq contacts au total, email et LinkedIn confondus, sur trois à quatre semaines : le premier message, deux à quatre relances, dont la dernière ferme la porte. Laissez deux à quatre jours ouvrés entre deux contacts et n’utilisez jamais deux canaux le même jour. Les relances 1 à 3 ci-dessous sont des options : si votre séquence comporte des étapes LinkedIn, gardez la relance 1 et l’email de rupture.
Les relances partent dans le même fil que le premier email, objet vide ou « Re: », pour que le prospect retrouve le contexte d’un coup d’œil. La mention d’information n’a pas besoin d’être répétée, mais chaque relance garde la ligne d’opposition, comme le prévoit le guide RGPD.
Modèle 1 — Relance avec une preuve
Quand l’utiliser : quelques jours ouvrés après le premier email, sans réponse.
Objet : Re: [objet du premier email]
Bonjour [Prénom],
Un exemple concret pour compléter mon message : [client comparable ou type de client] avait [situation proche de la sienne]. Nous avons [ce que vous avez fait], et [résultat, uniquement si vous pouvez le sourcer].
Si [Entreprise] se pose la même question, je peux vous montrer comment en vingt minutes.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pour ne plus recevoir de messages de ma part, répondez simplement « stop ».
Pourquoi ça marche : elle apporte ce qui manquait au premier email : la preuve que vous avez déjà résolu ce problème chez quelqu’un qui lui ressemble.
Modèle 2 — Relance sous un autre angle
Quand l’utiliser : une semaine plus tard, si la preuve n’a pas suffi. On change d’angle plutôt que de répéter.
Objet : Re: [objet du premier email]
Bonjour [Prénom],
Je me suis peut-être trompé d’angle. Chez les [fonction] avec qui j’échange, le sujet revient souvent sous une autre forme : [deuxième problème, lié au premier].
Est-ce davantage cela qui se pose chez [Entreprise], ou ni l’un ni l’autre ?
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pour ne plus recevoir de messages de ma part, répondez simplement « stop ».
Pourquoi ça marche : reconnaître que le premier angle n’a peut-être pas visé juste rend le message humain, et la question « ni l’un ni l’autre » rend une réponse négative facile, donc probable.
Modèle 3 — Relance avec une ressource
Quand l’utiliser : dans une séquence 100 % email, quand vous avez un contenu utile à proposer.
Objet : Re: [objet du premier email]
Bonjour [Prénom],
Sans rapport direct avec une proposition : nous avons rédigé [type de contenu] sur [sujet], avec [élément concret qu’on y trouve].
Je vous l’envoie si cela peut vous servir, même si le moment n’est pas venu d’en parler.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pour ne plus recevoir de messages de ma part, répondez simplement « stop ».
Pourquoi ça marche : elle donne avant de demander, et elle laisse une trace utile même si le prospect n’a pas de projet aujourd’hui.
Modèle 4 — Email de rupture
Quand l’utiliser : le dernier message de la séquence, après deux ou trois relances sans réponse.
Objet : Re: [objet du premier email]
Bonjour [Prénom],
Je ne vais pas insister : j’imagine que [sujet] n’est pas une priorité chez [Entreprise] en ce moment.
Si cela change dans quelques mois, répondez simplement à cet email, je retrouverai le fil.
Bonne continuation,
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pour ne plus recevoir de messages de ma part, répondez simplement « stop ».
Pourquoi ça marche : il ferme la boucle sans culpabiliser, laisse la porte ouverte et obtient souvent une réponse, même négative, qui vous dit quand revenir.
Modèle 5 — Relance après un premier rendez-vous
Quand l’utiliser : le lendemain d’un premier échange. Ce n’est plus de la prospection : c’est le début d’une relation commerciale.
Objet : Suite à notre échange du [date]
Bonjour [Prénom],
Merci pour votre temps [jour]. Pour résumer ce que j’ai retenu : [besoin en une phrase], avec [contrainte ou échéance évoquée].
Comme convenu, je vous envoie [élément promis] d’ici [date]. De votre côté, vous deviez [action du prospect, par exemple en parler à [personne]].
Ai-je bien compris, ou faut-il corriger quelque chose ?
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : le résumé montre que vous avez écouté, rappelle les engagements des deux côtés et donne au prospect un texte qu’il peut transférer en interne.
Modèle 6 — Relance après l’envoi d’un devis
Quand l’utiliser : trois à cinq jours ouvrés après l’envoi d’une proposition.
Objet : Re: proposition [Entreprise]
Bonjour [Prénom],
Avez-vous pu parcourir la proposition envoyée [jour] ?
Les questions qui reviennent le plus souvent à ce stade portent sur [point sensible : le calendrier, le périmètre, les modalités]. Si l’une d’elles se pose chez vous, je peux y répondre par écrit ou en quinze minutes.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : au lieu de demander « alors ? », elle anticipe l’objection probable et propose un moyen simple de la lever.
Modèle 7 — Devis sans nouvelles
Quand l’utiliser : une à deux semaines après la relance précédente, toujours sans réponse.
Objet : Re: proposition [Entreprise]
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous au sujet de la proposition pour [projet]. Trois cas de figure possibles : le projet avance et vous avez besoin de quelque chose de ma part, il est décalé, ou il est abandonné.
Un mot suffit pour que je sache où en est le projet et que je cesse de vous solliciter si besoin.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : proposer les trois issues, y compris l’abandon, enlève la gêne de dire non. Une réponse claire vaut mieux qu’un devis qui reste ouvert des mois.
Modèle 8 — Réponse à « ce n’est pas le moment »
Quand l’utiliser : le prospect répond que le sujet existe, mais pas maintenant.
Merci pour votre réponse, [Prénom], c’est très clair.
Pour ne pas vous relancer au mauvais moment : à quelle période le sujet a-t-il des chances de revenir, [trimestre] ou plutôt [autre échéance] ?
Je vous écrirai à ce moment-là, et pas avant.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : vous respectez la réponse tout en obtenant une date. Notez-la et revenez à ce moment-là avec un élément nouveau, comme le recommande le guide des séquences.
Modèle 9 — Réponse à « envoyez-moi une documentation »
Quand l’utiliser : le prospect demande une documentation, ce qui peut être un intérêt réel ou une façon polie de clore.
Avec plaisir, [Prénom]. Pour vous envoyer quelque chose d’utile plutôt qu’une plaquette générale : est-ce plutôt [aspect A, par exemple le fonctionnement] ou [aspect B, par exemple les tarifs et modalités] qui vous intéresse ?
Je vous envoie ensuite le document correspondant, et un exemple chez [type d’entreprise comparable].
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : la question de précision transforme une fin de conversation en échange, et vous dit ce qui compte pour le prospect. S’il ne répond pas, envoyez quand même un document court.
Modèle 10 — Réponse à « on a déjà un prestataire »
Quand l’utiliser : le prospect est équipé ou travaille déjà avec un concurrent.
Merci de me le dire, [Prénom], c’est plutôt bon signe : le sujet est pris au sérieux chez [Entreprise].
Je ne cherche pas à vous faire changer. Beaucoup de nos clients travaillaient déjà avec quelqu’un et nous ont d’abord sollicités sur [périmètre complémentaire ou point précis].
Si un jour vous voulez un regard extérieur sur [sujet], je reste disponible. Bonne continuation.
[Prénom Nom], [fonction], [Entreprise expéditrice]
Pourquoi ça marche : il ne dénigre pas le concurrent, propose un point d’entrée plus petit et laisse une bonne impression pour le jour où le prestataire actuel décevra.
Les erreurs à éviter
- « Je me permets de revenir vers vous » seul : la relance ne dit rien de nouveau et rappelle seulement qu’on n’a rien à ajouter.
- Changer d’objet à chaque relance : le prospect perd le fil. Restez dans le même fil, objet vide ou « Re: ».
- Culpabiliser : « Vous n’avez sans doute pas eu le temps de lire mon email… » met le lecteur en tort.
- Relancer sans fin : au-delà de quatre relances, le risque de signalement augmente plus que les chances de réponse.
- Continuer après une réponse : une réponse, même négative, arrête la séquence sur tous les canaux.
- Ignorer une demande d’opposition : un « stop » s’applique immédiatement et durablement.
Ce que fait The Sales Engine
La plateforme envoie les relances dans le même fil, aux délais que vous fixez, et alterne email et LinkedIn dans une seule séquence. Le premier message s’appuie sur une accroche composée par l’IA pour chaque prospect à partir de sa fiche et de son signal d’achat. Vous validez chaque prospect avant l’envoi, une réponse arrête la séquence sur les deux canaux, et chaque email porte un lien de désinscription.
Questions fréquentes
Combien de temps attendre avant de relancer ?
Deux à quatre jours ouvrés entre deux contacts, et quelques jours de plus pour les relances suivantes. Une séquence complète s’étale sur trois à quatre semaines.
Faut-il relancer dans le même fil ou avec un nouvel objet ?
Dans le même fil : le prospect retrouve le contexte sans effort, et la relance se lit comme la suite d’une conversation plutôt que comme un nouvel envoi.
Que faire après l’email de rupture ?
Rien sur ce sujet pendant plusieurs mois. Revenez seulement avec une vraie raison nouvelle, par exemple un signal d’achat : prise de poste, levée de fonds, recrutement.
Faut-il une ligne d’opposition dans la relance d’un devis ?
Les relances de prospection (modèles 1 à 4) la gardent toutes, tant que la personne n’a pas répondu. Après un rendez-vous ou un devis, l’échange a lieu à sa demande : la ligne n’est plus nécessaire dans chaque message, mais un « stop » s’applique toujours immédiatement.
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